Regard biblique sur la crise alimentaire mondiale
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Regard biblique sur la crise alimentaire mondiale
Salut!
Voici un extrait d'un texte de Claude Lacaille bibliste.
Déclaration universelle des droits de l’Homme, article 25
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
Texte biblique
En ce temps-là, une grande foule s'était de nouveau assemblée. Comme elle n'avait rien à manger, Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai compassion de ces gens, car voilà trois jours qu'ils sont avec moi et ils n'ont plus rien à manger. Si je les renvoie chez eux le ventre vide, ils se trouveront mal en chemin, car plusieurs d'entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où pourrait-on trouver de quoi les faire manger à leur faim, dans cet endroit désert ? » Jésus leur demanda : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils répondirent : « Sept. » Alors, il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis il prit les sept pains, remercia Dieu, les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer à tous. C'est ce qu'ils firent. Ils avaient encore quelques petits poissons. Jésus remercia Dieu pour ces poissons et dit à ses disciples de les distribuer aussi. Chacun mangea à sa faim. Les disciples emportèrent sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. Or, il y avait là environ quatre mille personnes. Puis Jésus les renvoya. (Marc 8)
Les pauvres mangeront et seront rassasiés ! (Ps 21, 7)
La crise alimentaire ne date pas d’hier ; elle est bien reflétée dans les évangiles. La faim règne sur les terres d’Hérode et de Caïphe. Sous l’emprise de Rome, de grandes propriétés se sont constituées aux dépens des petits propriétaires paysans. Hérode domine la Galilée et le chômage généralisé oblige les paysans sans terres à se tenir sur la place du village en attente d’un emploi de journalier. Ceux qui ont accaparé les terres sont les gens d’Hérode en Galilée ainsi que les Sadducéens et les grands prêtres de Jérusalem qui possèdent d’immenses territoire consacrés à la culture du blé, des oliviers et surtout au bétail destiné à être sacrifié dans le Temple. Dans le marché situé dans la première enceinte du Temple, on vend les animaux quinze fois plus cher que dans les marchés des villages. Il n’y a rien de trop beau pour le bon Dieu !
Dans la Tora de Moïse, la terre appartient à Dieu ; on ne peut la posséder. Chaque paysan aura droit à son lopin et pour empêcher l’endettement et la perte de son usage, Moïse avait prescrit que tous les 7 ans, toutes les dettes seraient remises et aux 7 fois 7 ans, à la cinquantième année, une réforme agraire redistribuerait les terres aux paysans dépossédés. Lorsque l’on demanda à Jésus s’il fallait payer l’impôt à l’empereur romain, il répondit : « Rendez à César ce qui appartient à César… » c’est-à-dire son or, « et rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu… » c’est-à-dire la terre usurpée. Jésus ne rendra pas visite à César Auguste !
La faim des pauvres est au cœur du message des prophètes et spécialement de Jésus qui met le doigt sur les causes comme l’on fait ses prédécesseurs. Isaïe, par exemple, disait : « Quel malheur de voir ces gens qui ajoutent une maison à une autre et annexent champ après champ! À la fin, ils ont pris toute la place, il n'y a plus qu'eux dans le pays. » Il proclamera le jugement de Dieu sur cette société inégalitaire : « J’avais faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire. » La faim est causée par les pasteurs (lire les rois, les chefs, les autorités) qui laissent périr les brebis. Quand il voit une foule affamée, Jésus est pris aux entrailles (n’est-ce pas là, dans le ventre, que la faim tenaille?) « J'ai compassion de ces gens, car voilà trois jours qu'ils sont avec moi et ils n'ont plus rien à manger. »
Voici un extrait d'un texte de Claude Lacaille bibliste.
Déclaration universelle des droits de l’Homme, article 25
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
Texte biblique
En ce temps-là, une grande foule s'était de nouveau assemblée. Comme elle n'avait rien à manger, Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai compassion de ces gens, car voilà trois jours qu'ils sont avec moi et ils n'ont plus rien à manger. Si je les renvoie chez eux le ventre vide, ils se trouveront mal en chemin, car plusieurs d'entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où pourrait-on trouver de quoi les faire manger à leur faim, dans cet endroit désert ? » Jésus leur demanda : « Combien avez-vous de pains ? » Et ils répondirent : « Sept. » Alors, il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis il prit les sept pains, remercia Dieu, les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer à tous. C'est ce qu'ils firent. Ils avaient encore quelques petits poissons. Jésus remercia Dieu pour ces poissons et dit à ses disciples de les distribuer aussi. Chacun mangea à sa faim. Les disciples emportèrent sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. Or, il y avait là environ quatre mille personnes. Puis Jésus les renvoya. (Marc 8)
Les pauvres mangeront et seront rassasiés ! (Ps 21, 7)
La crise alimentaire ne date pas d’hier ; elle est bien reflétée dans les évangiles. La faim règne sur les terres d’Hérode et de Caïphe. Sous l’emprise de Rome, de grandes propriétés se sont constituées aux dépens des petits propriétaires paysans. Hérode domine la Galilée et le chômage généralisé oblige les paysans sans terres à se tenir sur la place du village en attente d’un emploi de journalier. Ceux qui ont accaparé les terres sont les gens d’Hérode en Galilée ainsi que les Sadducéens et les grands prêtres de Jérusalem qui possèdent d’immenses territoire consacrés à la culture du blé, des oliviers et surtout au bétail destiné à être sacrifié dans le Temple. Dans le marché situé dans la première enceinte du Temple, on vend les animaux quinze fois plus cher que dans les marchés des villages. Il n’y a rien de trop beau pour le bon Dieu !
Dans la Tora de Moïse, la terre appartient à Dieu ; on ne peut la posséder. Chaque paysan aura droit à son lopin et pour empêcher l’endettement et la perte de son usage, Moïse avait prescrit que tous les 7 ans, toutes les dettes seraient remises et aux 7 fois 7 ans, à la cinquantième année, une réforme agraire redistribuerait les terres aux paysans dépossédés. Lorsque l’on demanda à Jésus s’il fallait payer l’impôt à l’empereur romain, il répondit : « Rendez à César ce qui appartient à César… » c’est-à-dire son or, « et rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu… » c’est-à-dire la terre usurpée. Jésus ne rendra pas visite à César Auguste !
La faim des pauvres est au cœur du message des prophètes et spécialement de Jésus qui met le doigt sur les causes comme l’on fait ses prédécesseurs. Isaïe, par exemple, disait : « Quel malheur de voir ces gens qui ajoutent une maison à une autre et annexent champ après champ! À la fin, ils ont pris toute la place, il n'y a plus qu'eux dans le pays. » Il proclamera le jugement de Dieu sur cette société inégalitaire : « J’avais faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire. » La faim est causée par les pasteurs (lire les rois, les chefs, les autorités) qui laissent périr les brebis. Quand il voit une foule affamée, Jésus est pris aux entrailles (n’est-ce pas là, dans le ventre, que la faim tenaille?) « J'ai compassion de ces gens, car voilà trois jours qu'ils sont avec moi et ils n'ont plus rien à manger. »







